Vieille France

L’autre soir, j’ai croisé le diable.
Lent, puant et pourri
Il s’est approché de moi, louable
Avec son sceptre et son roulis.

Je me suis collé sur les lézardes de sa bâtisse
Pour doucement sourire à ce faux sage affaibli
Mais l’enzyme de ma divine matrice
Me le fit détester, ce vrai singe maudit.

Dans un sourire, il m’a montré ses dents jaunies,
Alors j’ai craché dessus, empreintes du temps
Et sur son ventre en tous points flétri,
J’ai frappé jusqu’à ce que vienne le sang.

L’autre soir j’ai croisé le diable
Dans le vent du non-oubli,
Tandis qu’au secret des hardes pitoyables
Il étouffait les croyants et leur ennui.

Alors j’ai respiré pour l’ignorer,
Ce dieu du mépris
Puis il a parlé pour s’approcher.
Je n’avais pas envie.

Cet infâme diable
Ou plutôt diablesse
s’appelle vieillesse

Cet infâme diable
Ou plutôt rejeton
s’appelle religion.

Abonnement:

Si vous aimez les billets de ce blog, vous pouvez les recevoir par email. Entrez votre adresse là:

Sinon vous pouvez vous abonner au flux RSS qui marche trop trop bien ou bookmarker avec le bouton magique ci-dessous.

1 commentaire(s) et trackback(s)

  1. 1 Plouceur

    Billet écrit par Stéphane pour Blog.Plouceur, vainqueur de l’Enigme de la Blogosphère… Un tout petit aperçu de son talent d’écrivain.

  1. 1 Bouquin à lire: “Le Secret de l’eau”
    Pingback dans 10 nov 2008 à 13:54

Laisser un commentaire